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19.06.2006

En bref...

Contexte

Le projet de refuge-bivouac est intégré dans une réflexion générale sur l’accueil de tous les visiteurs du site. L’intervention en 5 étapes tente de favoriser le tourisme diffus dans une volonté de protéger la faune et la flore, en valorisant ce patrimoine.
Le refuge-bivouac est la cinquième et dernière étape du parcours. En s’appuyant sur un questionnaire de fréquentation, il se développe en trois modules adaptés à leur environnement propre.

Les « Balmes François Premier » est un site aux coulées de neige fréquentes.
En s’appuyant à la roche au nord, la volumétrie du bivouac permet à la neige de passer au dessus.

Le site du « Pic Jean-Gauthier » est quant à lui très venteux. A l’image d’une tente igloo, le bivouac s’élargit à la base pour s’affiner en toiture et réduit ainsi les accroches aux vents.

L’implantation du bivouac sur un éperon rocheux sur le troisième site à la « Roche Faurio » le protège des chutes de pierre et des avalanches. Le bivouac Faurio, implanté dans ce site à la configuration optimale, est détaillé dans la recherche.


Bivouac Faurio

La volumétrie cubique répond aux contraintes de compacité imposées par les conditions climatiques et à l’héliportage. Une tranche, orientée à 30° au sud, s’imbrique dans le volume pour répondre aux besoins thermiques, à l’alimentation de la fontaine d’eau, et à la hiérarchisation des espaces intérieurs.
Les toilettes sèches sont indépendantes du bivouac pour des raisons de commodité.

L’enveloppe :
Le bivouac est mis en évidence par sa disposition sur un éperon rocheux, et sa matérialité en bois et couverture zinc titane s’intègre par ses couleurs proches de celle du site.
Le bardage de châtaigné sur les façades est, sud et ouest, est naturellement durable, alors que la couverture zinc titane protège la toiture et la façade nord plus exposées.

La structure :
La recherche structurelle répond aux contraintes de charge maximum héliportable (4 500 kg), et aux fortes contraintes climatique (vent et neige). La solution adoptée est une structure en portiques et panneaux de contre-plaqué.

La thermique :
La stratification thermique a participé à l’organisation intérieure du bivouac.
La stratification horizontale : la transition intérieure et extérieure est progressive à travers les différentes épaisseurs : la peau, le sas d’entrée, le rangement, l’espace de vie.
La stratification verticale naturelle (la chaleur monte) : des activités humaines différentes exigent des températures variables pour les même sensations de confort. Une personne allongée en partie supérieure, a besoin pour être à l’aise, d’une température plus élevée qu’une personne en mouvement en partie basse.
En s’inspirant du principe de l’énergie passive (prise de chaleur au sud, régulation entre le jour et la nuit par l’inertie des murs), l’espace central s’oriente à 30° au sud. Un vitrage à haut rendement thermique ainsi qu’un panneau solaire récupèrent la chaleur. Un mur d’eau directement jumelé au capteur solaire thermique accumule la chaleur pour la rayonner entre le jour et la nuit.
L’inclinaison de la toiture dirige la neige vers le nord et participe à l’isolation de cette façade.
Le système tente ainsi de tenir le bivouac en hors gel toute l’année.

L’organisation et l’espace intérieur :
L’espace intérieur en un seul volume est centralisé sur le coin repas qui s’ouvre sur le paysage au sud. Les coins couchettes en couchette collective ou individuelle sont quant à eux plus confinés et plus intimes.
Un travail sur la double fonction caractérise l’espace intérieur :
- Les étagères sont également une échelle pour accéder aux rangements et aux couchettes collectives.
- L’imbrication des couchettes individuelles crée une échelle pour y accéder.
- Les banquettes peuvent devenir des couchettes complémentaires.
- Les tabourets deviennent aussi rangements ou alors sont divisibles en deux tabourets.
Les divers percements placés en fonction de la course du soleil offrent une lumière homogène. A la tombée de la nuit, les différents bougeoirs encastrés dans le mur permettent de diffuser la lumière ponctuelle des bougies.

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